Florence Foresti
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Cristelle


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 ** Interview pour Migros magazine du 7 juin 2005 **

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Cris
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MessageSujet: ** Interview pour Migros magazine du 7 juin 2005 **   Jeu 16 Mar - 14:39

Florence Foresti, ce sera la première fois que vous vous produirez en Suisse. Connaissez-vous déjà notre pays?

Oui, je me suis rendue à Genève, mais je ne me souviens plus pourquoi (temps d'hésitation). J'ai une tante qui habite à la frontière, à Ferney; j'ai dû aller lui rendre visite, une fois ou l'autre.



Quelle image avez-vous de la Suisse?
Comme tout le monde. Je pense que c'est un pays propre et riche.



Pas très drôle tout ça... si vous deviez en faire un sketch?

J'essaierais d'éviter les clichés, j'ai horreur de tomber là-dedans. Je parlerais de tout sauf de la lenteur ou de la propreté.



Le trac?

J'ai beaucoup d'appréhension. Quand on change d'endroit, c'est comme si on montait sur scène pour la première fois. Dans un autre pays, les gens ne rient pas forcément aux mêmes blagues: il faut tout remettre à plat.



Allez-vous offrir au public morgien le même spectacle que celui donné en France?
Ce sera plus ou moins la même chose, avec cinq ou six sketches que je reprends dans tous mes spectacles. J'ai rajouté pour le Splendid deux ou trois nouveautés. Mais je n'ai pas fait d'adaptations particulières pour la Suisse.



Que ce soit Brigitte, la célibataire chômeuse, ou Michelle, la routarde engagée, vous incarnez une foule de personnages hauts en couleur. Où dégotez-vous vos idées?
La plupart de ces personnages me sont venus naturellement à l'esprit. Certains existaient déjà dans mes spectacles avec mon ancien groupe, les Taupes Modèles: la mère juive, que j'incarne chez Ruquier, par exemple. D'autres sont inspirés par mes copines, ou par les femmes d'aujourd'hui, de manière générale. Il m'arrive aussi de puiser dans mes propres expériences, ou même dans un article de presse.



Vous évoquez dans votre spectacle l'inutilité des garçons et la légèreté des filles. Est-ce bien votre vision du monde?
En fait, votre impression doit venir de mon sketch où je dis que je n'aime ni les garçons ni les filles. Ça se passe dans une cour d'école. Ma thèse est que les hommes et les femmes entretiennent les mêmes rapports, de la maternelle à l'âge adulte.



Et cette idée-là, elle vous est venue comment?
En regardant les enfants. J'ai une petite nièce qui avait 4 ans à l'époque où j'écrivais le sketch. Elle me racontait que les garçons l'embêtaient. Je me suis fait la remarque que les rapports entre les hommes et les femmes sont assez constants.



C'est dur de trouver des idées qui n'ont pas déjà été exploitées?
Je pars du principe que tout a déjà été fait, tous les thèmes ont déjà été abordés, par les Inconnus notamment et, chez les plus anciens, par Dary Cowl ou Guy Bedos. Je ne pense pas innover.



Vous n'apportez rien de nouveau?
Je ne dirais pas les choses comme ça. En fait, un one man show repose principalement sur l'individu, la personnalité du comédien. Voilà en quoi consiste la nouveauté. Il n'y a rien de réfléchi là-dedans. Après, c'est au public de trancher: on est soit accepté, soit rejeté.



Quand on entend parler de vous ou de vos spectacles, certains termes reviennent fréquemment. J'aimerais que vous commentiez chacun d'eux. Si je vous dit énergique, par exemple?
(Rires) Ah oui, je suis toujours étonnée quand on me dit cela. Je n'ai pas l'impression d'être particulièrement énergique, ou plutôt ça me semblait normal de l'être quand j'étais jeune. J'ai mis du temps à réaliser que j'étais peut-être plus vive que les autres. Même dans ma vie privée, je suis comme ça. D'ailleurs, je crois que, sur scène, les humoristes ressemblent beaucoup à ce qu'ils sont dans la vie.



Tendresse? Ce qualificatif aussi me surprend! Il me semble que je suis plutôt autoritaire. Ça doit aussi venir de mon sketch sur les garçons et les filles: comme je prends une voix d'enfant, je donne l'impression d'être tendre. Je suis heureuse qu'on pense cela de moi.

Autodérision? Je pense que tous les humoristes de café-théâtre doivent faire preuve d'autodérision. Je trouve assez gratuit de se moquer des autres. Je préfère me caricaturer moi-même. Ça donne une certaine légitimité à mes défauts...



On dit aussi que vous êtes généreuse... Il me semble que j'ai aussi un côté égoïste. Je ne suis pas du tout prêteuse. J'espère quand même être généreuse sur scène. En fait, un spectacle, c'est un plaisir partagé: je donne un peu de bonheur au public, mais j'éprouve aussi beaucoup de satisfaction. Chacun y trouve son compte. Comment fait-on sa place dans le monde des humoristes?
Il y a deux écoles: ceux à qui l'on dit «Prends ton destin en main», qui montent à Paris à 18 ans pour se faire un nom. J'appartiens au nombre de ceux qui ont préféré la «voie naturelle». On commence dans sa propre ville, puis on participe à des festivals d'humour, on fait des rencontres, dont des directeurs de salle qui nous remarquent et nous proposent de venir travailler chez eux. Il faut beaucoup jouer, partout, dans les salles municipales aussi, et ça finit par payer. On ne peut pas dire que je me suis retrouvée tout d'un coup sous les feux des projecteurs: ça a été très progressif.



Avant d'être humoriste, vous avez suivi une formation dans une école de cinéma, pour embrasser ensuite les métiers d'infographiste et de webdesigner. Pas trop linéaire comme carrière!
C'est vrai que je suis arrivée à ce métier par des chemins de traverse. Après le bac, je ne savais pas trop quoi faire, alors je me suis inscrite dans une école de cinéma. Quand j'ai commencé à travailler comme infographiste, je me suis inscrite à un atelier théâtre amateur, le «Nombril du Monde», à Lyon. Ce n'était qu'un hobby. J'y ai rencontré deux filles avec qui on a monté un groupe, Les Taupes Modèles. A ce moment-là, j'ai quitté mon boulot.



Pas de regrets?

Non, pas du tout. D'ailleurs, je continue à faire un peu d'infographie, je m'occupe moi-même de mon site Internet. Ce qui me manque, c'est l'aspect social. C'était une expérience assez sympa.



Ensuite vous vous êtes séparée des Taupes Modèles. Pourquoi?
C'était viscéral, plus fort que moi. J'ai ressenti le besoin de jouer en solo.



La séparation a été dure? Très. On avait beaucoup de succès, donc les gens n'ont pas compris mon geste. En plus, c'étaient de bonnes copines. Au début, je n'ai pas vraiment été soutenue.



Et comment s'est passé le passage à la télévision?
Très naturellement. Quand on reçoit une proposition intéressante, surtout de la télévision, on ne peut pas refuser. J'ai eu une offre de Canal+, pour intervenir dans «20 h 10 tapantes» et dans la «Bern Academy», puis, un an plus tard, je me suis retrouvée chez Ruquier, dans «On a tout essayé».



Votre vocation de faire rire, vous l'avez toujours eue? Même enfant?

D'après ce qu'on me raconte, oui. Je faisais rire sans m'en rendre compte. C'est quelque chose qu'on a au fond de soi.



Mais l'idée d'exploiter ce don ne vous est pas venue tout de suite?

Non, au début je me suis plutôt voilé la face. Ça me semblait présomptueux de me mettre en avant. En fait, j'avais l'impression qu'on devait plutôt venir me chercher. (Silence) C'est peut-être encore plus prétentieux de penser ainsi! (Rires)
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MessageSujet: Re: ** Interview pour Migros magazine du 7 juin 2005 **   Jeu 16 Mar - 16:31

celel là aussi j'adore Very Happy

je pourrais lire des interniews de florence toute la journée Very Happy
trop bien merciii Very Happy
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Mathilde
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Date d'inscription : 15/02/2006

MessageSujet: Re: ** Interview pour Migros magazine du 7 juin 2005 **   Jeu 16 Mar - 16:54

C'est toujours un plaisir de lire els interview de Florence :106:
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MessageSujet: Re: ** Interview pour Migros magazine du 7 juin 2005 **   Aujourd'hui à 7:25

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